Amazon sait s'y prendre en matière de commerce.
Si les débuts furent difficiles (comptes déficitaires de 1995 à 2004) car il fallait développer la technologie, créer des bases exhaustives de référencement de produits, et dévolopper le e-commerce, la suite s'est courronée de succès. Amazon est devenue une grande entreprise de commerce électronique. C'est en 2003 qu'il a ajouté une nouveauté à son business model...
En plus de vendre des produits neufs, proposer un endroit virtuel où les surplus de certains particuliers rencontrent les besoins des autres. Tout le monde peut ainsi vendre et acheter à sa guise des produits neufs ou usagers sur la plate-forme. En échange de l'apport du lieu des transactions et de la technologie nécessaire, Amazon reçoit une commission sur chaque vente effectuée. Une idée simple qui marche extrêmement bien, car le prix des produits sont moins chers qu'en magasin et Amazon a conquis la confiance de ses internautes (contrairement à Ebay, où la confiance des cybernautes reste limitée). Ainsi, Amazon augmente son offre par le biais des produits d'occasion, conserve des conditions de livraison acceptables et tout ceci, sans augmenter son stock. Les risques liés au cash et aux coûts de stockage sont donc réduits. Finalement, une partie des risques commerciaux est laissée aux autres!
Il en va de même de sa technique de développement. Dans sa stratégie actuelle de croissance, Amazon la joue externe. Il crée moins ses nouveautés en interne et rachète des "bonnes affaires" à droite à gauche. Il laisse se développer de bonnes idées et de nouvelles technologies, observe leur développement économique puis propose de les racheter lorsque la réussite est bien établie, en les intégrant comme filiale d'Amazon. Amazon évite ainsi des coûts importants de recherche technologique, parfois vains. Les risques liés à l'essai de nouveaux business models sont donc laissés eux aussi en externe.
Ainsi, ces dernières années, Amazon a racheté entre autres audible.com (en 2008) spécialiste de l'édition numérique et zappos.com (en 2009) spécialisé dans les ventes en ligne de chaussures. Tout récemment, c'est woot.com, spécialisé dans la vente événementielle avec un seul article à la vente par jour créé en 2004, qui vient d'être racheté pour une centaine de millions de dollars (aucun chiffre officiel pour le moment). Là encore, les risques liés à cet acquisition ne semble pas trop élevés : le chiffre d'affaire 2008 était de 164 millions de dollars ; il a augmenté depuis, selon son fondateur Matt Rutledge. De plus, il permet d'obtenir les adresses mail de plus de 2,75 millions d'internautes inscrits sur le site - des adresses qui pourront être utilisées pour promouvoir tous les autres sites du groupe.
Avis aux parieurs, quelle sera la prochaine acquisition?

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